En tant qu'infirmier(e) libéral(e), vous cotisez à l'URSSAF pour financer votre protection sociale : maladie-maternité, retraite de base (au travers de l'URSSAF pour la partie de solidarité), allocations familiales et formation professionnelle. Ces cotisations représentent une part significative de votre chiffre d'affaires, et les comprendre vous permet de mieux anticiper votre trésorerie.
Le taux de cotisation maladie est de 6,50 % appliqué sur votre revenu net (après abattement ou après déduction des charges selon votre régime fiscal).
Bonne nouvelle : si votre revenu est inférieur à 40 % du PASS (soit environ 19 224 € en 2026), vous êtes totalement exonéré(e) de cotisation maladie. Entre 40 % et 60 % du PASS, un taux réduit progressif s'applique.
La Contribution Sociale Généralisée et la Contribution pour le Remboursement de la Dette Sociale s'élèvent à 9,70 % au total :
Important : les Indemnités Forfaitaires de Déplacement (IFD) sont exonérées de CSG/CRDS.
Le taux de la Contribution à la Formation Professionnelle est de 0,25 % appliqué sur votre chiffre d'affaires brut (et non sur vos revenus nets).
Cette contribution s'élève à 0,10 % de vos revenus, plafonnée à 240 € pour 2026 (soit 0,50 % du PASS). Les remplaçants n'y sont pas assujettis.
Les allocations familiales sont dues au taux de 3,10 % à partir de 140 % du PASS. Entre le seuil d'exonération (51 005 €) et 140 % du PASS (67 284 €), un taux progressif s'applique.
C'est l'un des avantages méconnus du secteur conventionné : la CPAM prend en charge une partie de vos cotisations sociales. Pour les IDEL conventionnés en secteur 1, cette prise en charge représente environ 9,7 % de votre CA conventionné. Concrètement, sur 1 000 € de CA, c'est environ 97 € que la CPAM vous rembourse au titre des cotisations.
En régime Micro-BNC, un abattement forfaitaire de 34 % est appliqué sur votre CA brut. Les cotisations URSSAF sont ensuite calculées sur ce revenu net fictif, c'est-à-dire sur 66 % de votre CA.
Exemple : pour un CA de 60 000 €, l'assiette est de 39 600 €.
En régime réel, l'assiette est votre bénéfice BNC réel, c'est-à-dire votre CA diminué de vos charges professionnelles déductibles (carburant, fournitures médicales, loyer du cabinet, cotisations CARPIMKO...).
L'URSSAF prélève des acomptes provisionnels tout au long de l'année. Ces acomptes sont calculés sur la base de vos revenus de N-2 lors de votre première année, puis sur N-1. En septembre de l'année N+1, une régularisation est effectuée pour ajuster les paiements à votre revenu réel.
C'est cette régularisation qui peut réserver des mauvaises surprises si votre CA a fortement augmenté. Previzo vous aide précisément à anticiper ce montant et à mettre de côté la provision mensuelle adéquate.
| Cotisation | Taux | Base |
| Maladie-maternité | 6,50 % | Revenu net |
| CSG déductible | 6,80 % | Revenu net (hors IFD) |
| CSG/CRDS non déductible | 2,90 % | Revenu net (hors IFD) |
| Formation pro (CFP) | 0,25 % | CA brut |
| CURPS | 0,10 % | Revenu net, plafond 240 € (2026) |
| Allocations familiales | 0 à 3,10 % | Revenu net |
Plusieurs stratégies permettent de réduire légalement vos cotisations :
1. Passer au régime réel si vos charges réelles dépassent 34 % de votre CA.
2. Déclarer avec précision vos IFD pour les exonérer de CSG/CRDS.
3. Moduler vos acomptes si votre CA baisse significativement par rapport à N-2.
4. Installer en zone ZRR ou zone sous-dotée pour bénéficier d'exonérations spécifiques.
Previzo calcule automatiquement vos cotisations URSSAF chaque mois et vous indique exactement ce que vous devez mettre de côté pour éviter les mauvaises surprises à la régularisation.
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